jeudi 13 juin 2013

Conseil: la confiance en soi, caractère du fou du guidon

La confiance en soi, dans n'importe quelle discipline, est un caractère qui va différencier deux personnes de niveau globalement égal: celle qui aura l'appréhension et celle qui "saura".

Pour moi à vtt on ne fait qu'un avec son vélo. C'est pourquoi quand je parle de la confiance en soi, ce sera toujours la confiance en ses capacités et aussi celles de son vélo.

Faire confiance en son vélo c'est le connaitre et avoir un bon vélo ( voir http://techniquevtt.blogspot.fr/2013/06/le-bon-et-le-mauvais-velo.html)
Connaitre son vélo déterminera vos capacités à comprendre ses réactions qui seront différentes selon chaque géométries et matériels utilisés. Votre vélo est-il stable? Quelle est la répartition des masses sur votre vélo? Quelles sont les limites d'adhérence de vos pneus? Vos freins sont-ils assez puissants pour vous ralentir à la fin de cette descente? Votre vélo a-t-il une prédisposition au sur ou sous virage? Quelles sont vos rapports de transmission?rien à taper je suis en single! etc

Lorsque vous aurez entière connaissance de votre vélo, vous pouvez travailler sur la confiance en vous. Le paramètre vélo n'étant plus d'actualité puisque vous y vouez une confiance quasi maladive!
Caractère difficile à travailler, la confiance en soi est le dépassement objectif de la peur et de l'appréhension à l'approche d'une difficulté. Il n'y a pas d'exercices types pour s’entraîner à avoir confiance en soi puisque chacun aura besoin de ce caractère à des moments différents.

Une façon simple de prendre confiance en soi :s’entraîner virtuellement au passage de la difficulté. Dans un lieu calme ( c'est à dire ou vous pouvez ignorer ce qui vous entoure),vous essayez de visualiser le passage de la difficulté. Entraînez vous par la pensée à sortir victorieux de la difficulté! Ainsi en arrivant réellement devant celle-ci votre appréhension sera beaucoup moins grande puisque vous l'avez déjà fait!

Se faire aider: une personne connaissant parfaitement votre niveau peut vous accompagner pour faciliter votre travail de prise de conscience de vos capacités. Votre confiance se focalisera sur cette personne qui vous connait et sait ce qu'elle peut vous demander et ce que vous êtes physiquement capable de faire. En plus cette personne vous assure dans les difficultés pour vous éviter le risque de chutes et de blessures et peut même vous expliquer les mécanismes qui vont vous permettre de rester sur le vélo! Quoi de mieux pour progresser régulièrement sans prendre de risques? Le plus dur sera encore de trouver une personne capable de tout ce que le paragraphe traite ci-dessus.

Vaincre sa peur et se connaitre. La connaissance objective de ses capacités permet à ceux qui ont le mental de s'entraîner régulièrement à dépasser leur appréhension et à augmenter leur confiance en eux. Il faut cependant avoir la foi en ses capacités et vaincre sa peur. Pas toujours très simple. Cependant le résultat sera à la hauteur de la difficulté: une grande satisfaction et une forte estime de soi.

Vaincre la peur de tomber. Très difficile, demandant un gros soutient mental et une "positive attitude" pas toujours très réaliste et objective, cette méthode du " je m'en fou si je tombe, j'essaye!" peut être un bon moteur pour progresser. Attention toutefois car il arrive un moment où vous n'aurez effectivement pas les capacités de réaliser ce que vous tentez. Savoir rester humble dans ces instants là ( je parle du moment où on se retrouve le cul par terre) et ne pas retenter 10 fois au risque de finir à l’hôpital seront vos meilleurs atouts. Ne pas hésiter à demander conseil à une personne plus expérimentée.

Enfin : pour prendre confiance en moi sur une difficulté je suppose toujours que je dois y repasser un certain nombre de fois pour m'assurer que c'est possible et que ce n'est pas un coup de chance ( le coup de plusieurs chutes successives m'est aussi arrivé) . Ainsi n'hésitez pas à recommencer 3 ou 4 fois la difficulté que vous venez (enfin) de franchir pour prendre confiance en vous!  Positivez toujours et utilisez les différents conseils vu dans cet article, vous ne devez jamais repartir déçu de votre échec; cherchez toujours à trouver le point positif et la manière de réussir le passage de la difficulté.

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lundi 10 juin 2013

Virage relevé : passage en grip basique

 Première partie sur les virages.

Un virage relevé : quésako?
Théoriquement c'est un virage dont une ou des trajectoires possibles passent par un parapet sur lequel on peut venir appuyer le vélo. 

Conseils de pilotage : Passage en grip

-avant le virage, freinez si nécessaire et préparez vous en vous avançant debout sur les pédales, la tête rentrée dans le guidon et le buste à plat pour abaisser le centre de gravité et résister aux G si le virage est sec. Déportez vous déjà sur l'extérieur du virage là où il est le plus relevé. 
-rentrez dans la courbe en plaquant le vélo perpendiculairement à la partie relevée si possible. Votre pied extérieur doit se positionner au point mort bas pour assurer une accroche maximale et une sortie convenable. De même assurez vous que votre coude d'extérieur est plié alors que le bras intérieur vient se tendre pour faire virer le vélo comme sur un virage à plat.  Il est également possible selon les configurations de pencher pilote et vélo d'un même mouvement ( cas que l'on ne fait pas en virage normal) comme en moto. 
-Regardez toujours le plus possible vers la sortie du virage 
-Reprenez le pédalage dès que possible mais attention, un virage relevé peut s'arrêter brusquement ( effet plus ou moins prononcé selon la vitesse et l'inclinaison). On peut donc facilement passer par terre si le vélo est trop penché alors qu'on est revenu sur un sol plat. 




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Savoir utiliser ses vitesses.

Contrairement à ce que l'on pense, utiliser de manière optimisée ses vitesses est loin d'être simple et un grand nombre de personnes les utilisent mal.

Nous allons tout d'abord penser à l'époque ou le dérailleur n'existait pas. Aujourd'hui on pratique le SS pour sa simplicité. C'est un mode de roulage totalement différent et légèrement rétrograde. On ne pense plus à ses vitesses mais seulement à son pilotage et à se faire plaisir. Seulement le choix des dentures à l'avant et à l'arrière est très important. Il faut pouvoir passer presque partout et tout de même pouvoir aller relativement vite sur un terrain plat. De fait les addicts de cette discipline ont souvent des pignons différents qu'ils changent selon l'endroit où ils vont rouler. Contrairement à l'intuition, on peut aller très très vite en SS et mettre minable 90 % de la population lors de compétitions. Pourquoi?

L'utilisation de différents rapports de transmission permet au pilote de rester sur sa plage de puissance maximale. Pour rappel la puissance en Watts est le produit du couple et de la vitesse angulaire(VA). Le corps humain en général développe une puissance maximale(Pmax) pour une fatigue minimale(Fm) pour une vitesse angulaire de l'ordre de 65 à 110 tours/minute. Avant 65 tr/min la vitesse angulaire est trop faible pour avoir une valeur de puissance élevée et au dessus de 120 tr/min le couple s'effondre. De fait si vous définissez votre fréquence de pédalage normale sur sol plat, il y a de très fortes chances qu'elle se situe dans l'intervalle [65;110] tr/min. Cependant il est utile de noter que c'est pour une fatigue minimale que l'on reste dans cette plage. On peut tenter de lisser cette courbe de Pmax en se fatiguant énormément : très fort couple au démarrage pour aller vers une vitesse angulaire élevée. Ceux qui font des disciplines comme le kilomètre sur piste vous en parleront mieux que moi. Cependant le corps humain ne peut mécaniquement pas dépasser plus de 230 à 250 tr/min.

Si vous avez bien lu le paragraphe ci-dessus, vous comprendrez toute l'utilité des vitesses et pourquoi on peut se débrouiller aussi bien en SS qu'avec 30 vitesses lorsqu'on prend en compte le temps perdu lors du passage des vitesses et que le SSder aura un développement adapté pour rester 80% du temps dans la plage de Pmax pour Fm.

VA à adopter: Lorsqu'on roule sur des sentiers avec une visibilité réduite, il est préférable de rouler à une VA légèrement supérieure à la VA que vous adoptez sur terrain plat afin de ne pas avoir à fournir un fort couple au cas où une difficulté apparaît sans vous laisser le temps de monter plusieurs pignons ou de tomber un plateau.Cette méthode nous indique donc le comportement à adopter lors de l'apparition d'une montée ou d'un terrain demandant plus d'effort: passer ses vitesses avant d'être dans la difficulté!

Descendre les pignons: Lorsque VA devient trop élevée et que vous commencez à sortir de la plage de Va pour Fm ET qu'il n'y a pas d'éléments indiquant qu'il va falloir freiner dans peu de temps, vous pouvez tomber un pignon. Pour ce, ne poussez pas comme un fou sur les pédales lorsque vous sélectionnez le pignon inférieur, sur votre voiture vous n'avez pas l'idée de rester à fond dans l'accélérateur lorsque vous changez de vitesse.

Monter les pignons sans perdre de temps: Nous avons vu ci-dessus que passer ses pignons demande un léger temps mort dans la transmission de la puissance. Au freinage,  on ne fait ( hors techniques particulières) pas passer de puissance. Cependant monter ses pignons pour anticiper la relance ne peut se faire si VA est nulle. on adopte alors la technique du "pédaler freiner". Cette méthode s'apparente au talon point en automobile. Il s'agit de continuer à faire tourner les jambes lorsque l'on freine afin de ramener la chaîne sur le pignon le mieux adapté à la relance que l'on souhaite faire ( voir la section "virages").  Vous ne perdez donc pas de temps à la relance.

L'application de ces trois méthodes semble banale et très facile à gérer. Cependant la parfaite sélection des pignons en entrée de virage et la recherche de diminution des temps morts lors du passage de vitesse sont des éléments relativement difficiles à maîtriser. Une analyse objective de votre manière de passer ses vitesses montrera peut être que vous pouvez encore progresser.

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Quelques notions d'équilibre

Le vélo ça ne s'oublie pas !
Ce dicton est souvent énoncé et entendu. Cependant il est faux. Ce n'est pas le vélo que l'on oublie pas mais l'équilibre; un équilibre très relatif. J'ai eu l'occasion de voir des personnes qui étaient en symbiose avec leur vélo, on aurait dit qu'ils étaient né dessus. La parfaite maîtrise de l'équilibre donne des façon de se déplacer spéciales, très fluides et belles. C'est une sorte de danse ou tout semble simple d'un point de vue extérieur.

L'équilibre est une façon de progresser dans bon nombre de domaines sans trop se ruiner en temps d'entrainement puisque beaucoup de techniques demandent un bon équilibre. C'est donc un critère à travailler régulièrement et en priorité ( je ne parle pas du physique ).
Plusieurs équilibres différents sont à déterminer en vtt : le statique et le dynamique. Nous aborderons ici surtout le statique. Le dynamique étant très lié au vélo et aux phénomènes d'inertie engendrés par la rotation des roues. Voir le post dédié.

L'équilibre statique commence lorsque le dynamique ne suffit plus à garder l'homme et le vélo dans un état stable. La transition peut se manifester lors de passage dans des virages très étroits successifs, d'une montée particulièrement lente ou bien d'un passage technique[...].
L'équilibre dynamique étant simple à engendrer, le statique en revanche l'est beaucoup moins: c'est au pilote de faire en sorte de rester en équilibre sur son vélo.

Pour travailler cet équilibre, les exercices porteront surtout sur du travail à l'arrêt.
-trouver un champs avec un terrain meuble pour amortir les chutes est recommandé.

1er exercice : essayer de faire du surplace en bloquant les freins et en tournant simplement la roue avant d'un côté et d'autre lorsque vous commencez à sentir que le vélo bascule. Des gestes trop brusques seront préjudiciables et cet exercice vous permettra de savoir canaliser la dose exacte d'énergie nécessaire à une action et d'éviter des mouvements parasites. Le plus simple au début et de relâcher les freins lorsque vous commencez vraiment à tomber afin d'éviter de poser le pied à terre à longueur de temps. Peu à peu vous allez gagner en équilibre et vous n'aurez plus besoin de lâcher les freins en permanence pour rester digne. Vous pouvez regarder loin devant vous pour faciliter les choses ( ça ne m'as rien facilité et je regarde toujours la roue avant comme un neuneu personnellement mais beaucoup s'accordent à dire le contraire).

2eme exercice possible: s’entraîner à s'arrêter puis repartir dans une montée à fort pourcentage avec un petit pignon. Les inconvénients viendront du revêtement ( éviter de tomber sur du bitume)qui doit être suffisamment adhérent pour ne pas en plus avoir à gérer son adhérence. Cet exercice vous permettra de transmettre un fort couple tout en gardant l'équilibre. Il est particulièrement utile pour les SS.

3eme exercice: faire sautiller la roue avant, freins sérrés. Un des plus dur à maîtriser. Il s'agit de se déplacer sur le vélo en jouant les ressorts humains. Une méthode peut être suivie ( j'ai appris également tout seul ) : arriver en débutant un stoppie  sans lever la roue arrière. couder légèrement les bras tout en se relevant au dessus de la selle puis vers le cintre. Il faut ensuite suivre la décompression de la fourche avec bras et jambes ( les jambes dans une moindre mesure). Fourche décompressée et roue avant levée, on recommence : bascule vers l'avant et on comprime la fourche en même temps que les bras et dans une moindre mesure les jambes et on repart vers l'arrière. A partir de 5 de suite, sachez que c'est gagné et que vous allez rapidement progresser pour stabiliser sur 10 à 50 mais avec encore des erreurs qui vous feront mettre pied à terre de temps à autre. Il reste une dernière ligne droite à franchir pour pouvoir faire le cricket pendant des heures de manière tout à fait normale sans appréhension. C'est une bonne façon de rester sur le vélo et de s'arrêter pour analyser le terrain lors de passages difficiles ou bien de décaler ses roues avec un peu d'entrainement supplémentaire. Les vélotaffeurs y verront une manière cool d'attendre au feu ( sans fourche avec un vélo de route c'est très simple à réaliser lorsque on a pris le coup).
Il faut bien comprendre que le point de pivot optimal du vélo serait au niveau de l'axe de roue arrière, mais que le pilote ne tire pas dans une direction tangente à l'arc de cercle de centre " axe de roue arrière", d'où une certaine difficulté à réaliser l'opération plusieurs fois de suite afin de garder l'équilibre  ( et ensuite de pouvoir décaler les roues : à voir dans le post dédié).

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